L’agriculture (du latin agricultura, composé à partir de ager, champ et colere, cultiver1) est un processus par lequel les hommes aménagent leurs écosystèmes pour satisfaire les besoins alimentaires en premier et autres, de leurs sociétés2. Elle désigne l’ensemble des savoir-faire et activités ayant pour objet la culture des sols, et, plus généralement, l’ensemble des travaux sur le milieu naturel (pas seulement terrestre) permettant de cultiver et prélever des êtres vivants (végétaux, animaux, voire champignons ou microbes) utiles à l’être humain.

L'agronomie regroupe, depuis le xixe siècle, l’ensemble de la connaissance biologique, technique, culturelle, économique et sociale relative à l'agriculture.

En économie, l’économie agricole est définie comme le secteur d'activité dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l’exploitation de la terre (culture), de la forêt (sylviculture), de la mer, des lacs et des rivières (aquaculture, pêche), de l'animal de ferme (élevage) et de l'animal sauvage (chasse). Dans la pratique, cet exercice est pondéré par la disponibilité des ressources et les composantes de l'environnement biophysique et humain. La production et la distribution dans ce domaine sont intimement liées à l'économie politique dans un environnement global.

RDC  

Secteur Agricole

Par  Prof. Faustin Luanga | Genève |

 Dr. Faustin Luanga Mukela

Grâce à sa vaste étendue de terres propices à l'agriculture, ses amples ressources hydrauliques, et à sa forte croissance démographique composée majoritairement des jeunes, la République Démocratique du Congo (RDC), dispose d'un potentiel très large pour devenir un grand "grenier agricole" c'est à dire capable de produire et d'exporter des produits agricoles. Les conditions climatiques, y compris la pluviométrie, varient beaucoup d'une région à l'autre et offrent une excellente base pour le développement de diverses activités agricoles, sylvicoles et d'élevage. La croissance soutenue de la demande interne serait également un argument en faveur du développement du secteur.

Sur une superficie totale de 227 millions d'hectares, 75 millions (33%) sont classifiés comme des terres arables et des pâturages. 

Toutefois, la superficie activement utilisée est estimée à environ 7,5 millions d'hectares dont 3,5 millions pour l'agriculture et 4 millions d'hectares consacrées aux pâturages.  La RDC dispose aussi de 55 millions d'hectares de forêts denses exploitables.  La Cuvette du Congo, avec un réseau hydrographique qui représente la moitié d'eau douce de l'Afrique, dispose d'une variété agro-climatique favorable à la culture de la banane, du manioc, de l'hévéa, du palmier à huile, du cacao et du café, pour ne citer que ces produits.  Les zones de montagnes vers l'Est et le Nord-Est du pays, avec un climat tempéré, se prête à l'élevage, à la culture de la canne à sucre, de la pomme de terre, du thé et du café.  Par ailleurs, au centre du pays, les zones de savane sont favorables à la culture des légumineuses à graines, des céréales, du riz, du coton et aussi à l'élevage.

. Toutefois, la superficie activement utilisée est estimée à environ 7,5 millions d'hectares dont 3,5 millions pour l'agriculture et 4 millions d'hectares consacrées aux pâturages.  La RDC dispose aussi de 55 millions d'hectares de forêts denses exploitables.  La Cuvette du Congo, avec un réseau hydrographique qui représente la moitié d'eau douce de l'Afrique, dispose d'une variété agro-climatique favorable à la culture de la banane, du manioc, de l'hévéa, du palmier à huile, du cacao et du café, pour ne citer que ces produits.  Les zones de montagnes vers l'Est et le Nord-Est du pays, avec un climat tempéré, se prête à l'élevage, à la culture de la canne à sucre, de la pomme de terre, du thé et du café.  Par ailleurs, au centre du pays, les zones de savane sont favorables à la culture des légumineuses à graines, des céréales, du riz, du coton et aussi à l'élevage.  

 

Malgré son potentiel considérable, le secteur tarde à devenir un important vecteur de diversification de l'économie nationale et de lutte contre la pauvreté.  Le secteur emploie plus de 70% de la population active, fournit la principale source de revenus pour environ 80% de la population congolaise [toutes activités rurales confondues], mais sa contribution aux richesses nationales (PIB) n'a cessé de baisser.  Estimée à 70% entre 1960 et 1980, la part de l'agriculture dans le PIB a chuté à 50% en 2000 et ne représente qu'environ [25% en de PIB en 2015].  Cela dénote une productivité nettement inférieure à celle des autres secteurs de l’économie.  Les recettes d’exportation agricoles ont aussi décliné dramatiquement, passant de 334 millions $US en 1995, à 4,3 millions $US en 2003 pour se situer à [?? millions $US] en 2015. 

 

L'agriculture congolaise demeure dominée par des unités d'exploitation polyculture d'ordre familial à petite échelle (1 à 2 hectares) associée au petit élevage (caprins, ovins, porcins et volailles); et la faible mécanisation résultant en un taux de productivité peu élevés dans de nombreuses filières.  À part les plantations privées de café, du thé et de palmier à huile, la majorité des exploitations relève du régime foncier coutumier.  Ceci a eu pour effet le nonenregistrement de la plupart des terres, et l'inexistence d'un marché foncier officiel.  Le secteur se caractérise aussi par la fragmentation du marché intérieur, due essentiellement à l'insuffisance des infrastructures et au manque de platesformes commerciales, ce qui tend à réduire la marge bénéficiaire des producteurs.  Les services d'extension demeurent embryonnaires et le manque d'un cadre légal décourage la création d'associations et coopératives agraires.  L'accès au crédit demeure difficile et pénalise un secteur qui souffre d'un besoin important d'investissement en matériel biologique (tous les plants sont vieux, peu productifs et vulnérables à un grand nombre de maladies) et en équipement agricole.  Par ailleurs, les procédures d'exportation demeurent difficiles et les prélèvements importants, érodant la compétitivité du secteur agricole dont la plupart des intrants et équipements sont importés. 

 

Que faire? Comment faire pour que la RDC devienne un grand "grenier agricole", capable de produire et d'exporter des produits agricoles? Quelle est la politique agricole du pays? Quels sont les objectifs poursuivis par le gouvernent? Quels en sont les instruments? Est ce que ces instruments sont de nature à permettre au pays d'atteindre les objectifs assignés? Merci d'avance pour vos échanges que je souhaite, novateurs, complémentaires et enrichissants. Les réponses et les propositions de solutions, vont paraître dans un livre - programme et didactique - "Pour un Nouveau Congo..." Faustin Luanga, économiste congolais au service de l'humanité. Citoyen congolais avec droit de cité, futur électeur...  

Agriculture : Dr. Faustin Luanga
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Actualité Congolaise

Sujet abordé : Secteur Agricole