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Transports-RDC: Dr. Faustin Luanga

Le transport de quelque chose est le déplacement de celle-ci, objets, marchandises, ou d'individus (humains ou animaux) d'un endroit à un autre. Les modes de transport incluent l'aviation, le chemin de fer, le transport routier, le transport maritime, le transport par câble, l'acheminement par pipe-line et le transport spatial. Le mode dépend également du type de véhicule ou d'infrastructure utilisé. Les moyens de transport peuvent inclure l'automobile, la moto, le scooter, la bicyclette, la patinette, le bus, le métro, le tramway, le train, le camion, la marche à pied, l'hélicoptère, ou l'avion, etc. Le type de transport peut se caractériser par son appartenance au secteur public ou privé.

Transports-RDC: Dr. Faustin Luanga
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Tourisme

RDC

Secteur des Transports

 

Par le professeur Faustin LUANGA

Transports-RDC: Dr. Faustin Luanga

La RDC, entourée par 9 pays, est un grand pays presqu'enclavé, jouissant tout simplement de 40km de littorale maritime sur l'océan atlantique. Le pays est tributaire de ses voisins pour l'accès aux marchés régionaux ou internationaux. La mobilité en RDC (par la construction des infrastructures et la fourniture de services de transports) est l’un des principaux défis que le pays est appelé à relever pour s’assurer un développement durable. La multi-modalité apparait ainsi comme un enjeu majeur en matière de transport, et la RDC se doit, à cet effet, d’optimiser le potentiel de chacun des modes de transport. Les principaux modes de transport utilisables en RDC incluent les moyens terrestres (camions et véhicules routiers y compris vélos et motos, train, animaux, et humains), fluviaux, lacustres et maritime (pirogues, barges et bateaux) et aériens (avion). Ces démembrements sectoriels par mode de transport (air, terre - route et rails, eau - fluviale, maritime et lacustre) sont analysés dans des notes séparées... 

En RDC, les distances à parcourir, et les conditions de transport, agissent comme une taxe à l'import/export, en augmentant les frais de transport pour les produits exportés, et les coûts des intrants importés par la RDC. La Banque mondiale estime ce coût supplémentaire entre 30 et 40% du coût normal à l'exportation. Les sources de ces coûts sont multiples: la vétusté des infrastructures ferroviaires et portuaires tant à Boma qu'à Matadi, la lenteur des procédures douanières, la sécurité sur les routes (insécurité nécessitant de contrôles et de fois une escorte policière à l'intérieur du territoire, ce qui ralentit le trafic), et l'état des routes et des aéroports. Le coût élevé des nouvelles infrastructures de transport, couplé au coût également élevé des transports, est un frein important au développement de l'économie du pays, essentiellement rurale. L'indice de performance logistique du pays, en dessous de la moyenne africaine, témoigne de faible performance du pays en la matière pour permettre une diminution substantielle de coûts liés à la logistique et au transport. 

 

La Constitution de la RDC stipule que la navigation maritime, fluviale et lacuste, la gestion du trafic aérien, le transport ferroviaire, et le réseau routier national sont sous l'unique responsabilité du gouvernement central. Trois ministères sont concernés: le Ministère en charge des transports et des voies de communication, le Ministère en charge du portefeuille, et le Ministère en charge des travaux publics et des infrastructures. Le Ministère en charge du portefeuille et celui en charge des transports se partagent la responsabilité de la supervision des entreprises d'État du secteur des transports, ce qui  nécessite plus de coordination. 

 

Les transports en RDC, jadis caractérisés par un système de monopole, sont en train de connaître une entrée progressive d'acteurs du secteur privé dans quasiment tous les modes de transport. Toutefois, la concurrence s'y installe en l'absence de règles clairement définies. L'une des priorités du gouvernement serait d'améliorer l'efficacité de la prestation des services; néanmoins, l'intervention de l'État reste forte, ce qui rend les services essentiels inefficaces et coûteux. Globalement, les agences publiques impliquées dans les transports en RDC réalisent un chiffre d'affaires estimé à [400 millions de dollars EU], soit entre [3 et 5%] du PIB. Par ailleurs, les sociétés prestataires de services sont assujetties à plusieurs taxes et à divers contrôles et tracasseries administratives. 

 

Le financement des infrastructures de transports demeure un grand défi pour la république. Comment financer ces infrastructures dans un contexte d'étroitesse et d'austérité budgétaires?

 

Que faire? Quelle est la politique du pays dans le domaine des transports? Quels sont les objectifs poursuivis par le gouvernement? Quels en sont les moyens et les instruments? Est ce que ces instruments sont de nature à permettre au pays d'atteindre les objectifs assignés? Merci d'avance pour vos échanges que je souhaite, novateurs, complémentaires et enrichissants. Les réponses et les propositions de solutions, vont paraître dans un livre - programme et didactique -

 

"Pour un Nouveau Congo..." Faustin Luanga, économiste congolais au service de l'humanité. Citoyen congolais avec droit de cité.