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Dans une compréhension large, la finance est l'ensemble des activités qui rendent possible et organisent le financement des agents économiques ayant des besoins de capitaux (comme par exemple les entreprises ou les états) par les agents ayant des surplus (typiquement les ménages épargnants). Le terme de finance s'applique donc à la recherche de financements (en particulier par les entreprises), à la recherche par les détenteurs de surplus de capitaux de placements et enfin à tous ceux qui organisent la convergence entre ces deux types d'acteurs (les marchés financiers, les banques et les autres institutions financières). Le postulat de base de la finance est que l'argent a un prix (la rentabilité exigée par celui qui apporte les capitaux). La finance mettra toujours cette rentabilité exigée au regard du risque encouru par l'apporteur de capitaux. La typologie établie en 1960 par J. Gurley et E. Shaw distingue entre finance directe et finance indirecte selon la nature du rôle joué par les intermédiaires financiers. Enfin on subdivise souvent la finance en sous-catégories, la subdivision la plus répandue étant certainement la distinction entre la finance d'entreprise (centrée sur le financement et la gestion financière de l'entreprise) et la finance de marché (centrée sur la gestion de portefeuille).

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RDC

Le secteur Financier

 

Par le professeur Faustin LUANGA

Dans son ensemble, le système financier de la RDC est peu profond et sous-développé. Il comprend 18 banques commerciales agréées, une (1) société nationale d’assurance (SONAS) et l’Institut national de sécurité sociale (INSS) comme l'unique fonds de pension, 5 institutions spécialisées non bancaire dont entre autre la CADECO, la SOFIDE et le FPI; 143 Institutions de Microfinances (IMF) et coopératives, 59 institutions de transfert de fonds, 3 institutions de monnaie électronique et 16 bureaux de change. 

La majeure partie des opérations bancaires consiste en la collecte de dépôts et en des opérations de financement à court terme, ce qui constitue un principal obstacle au développement surtout des petites et moyennes entreprises.  Par ailleurs, malgré la libéralisation récente du secteur d'assurance, la Société nationale d'assurance (SONAS) continue d'exercer un monopole de fait. La mise effective des mesures de libéralisation du secteur, inciterait à la recherche de compétitivité et améliorerait la performance dans la fourniture des services d'assurance en RDC. 

 

Il n’existe ni marché d’actions, ni marché de titres de créance. Les instruments financiers, tels que les programmes de garantie du crédit et le crédit-bail ne sont pas encore opérationnels en RDC, bien que l'accès au crédit représente le principal défi pour les entrepreneurs congolais et donc pour la promotion de l'emploi. La Loi n° 15/003 du 12 février 2015 sur le crédit-bail qui organise le crédit-bail ou leasing pourrait améliorer les possibilités de financement pour les entreprises.

 

Le système bancaire de la RDC se caractérise par sa dimension relativement réduite au regard de la taille du pays et de sa population, ce qui contribue à limiter sa capacité à contribuer au financement du développement du pays. Le nombre de comptes bancaires est certes en progression depuis les mesures du gouvernement d'obliger le paiement de salaire de fonctionnaires qu'à travers leurs comptes bancaires (bancarisation); mais avec environ [600000] comptes bancaires en 2015 pour une population de 75 millions d'habitants, le secteur reste largement sous dimensionné.

 

Avec des avoirs globaux des banques, estimés à 3,6 milliards de dollars américains (soit environ 13 % du PIB ), les banques représentent l’essentiel du secteur financier, représentant environ 95 % des avoirs globaux du système financier du pays, le solde étant détenu par les IMF.  Parmi les plus grandes banques, quatre sont locales et une autre est contrôlée par des holdings étrangères (liées à des intérêts congolais). Le secteur est concentré: à la fin 2015, les cinq plus grandes banques détenaient près de 64.8 % des dépôts bancaires et plus de 60.5 % du total des avoirs bancaires.

 

A l'instar de toute l'économie de la RDC, les banques sont fortement dollarisées. Le financement de ces banques dépend principalement de la collecte des dépôts — dont près de 90 % sont libellés en dollars américains et déposés sur des comptes à vue.  Environ 94 % des prêts sont en dollars américains, de même que 45 % des découverts (inférieurs à un an). Les clients sont principalement des sociétés qui déposent leur fonds de roulement, leurs salaires, et les prêts visent principalement les opérations quotidiennes et les activités d’import/export.  Les taux de rémunération des dépôts et d’emprunt sont déterminés par les évolutions des marchés mondiaux en dollars américains, par le risque-pays de la RDC et par les majorations au titre des frais d’exploitation.  L’État et les collectivités locales détiennent des soldes significatifs dans certaines banques (dépôts en dollars affectés aux investissements) et empruntent également des fonds à quelques banques pour financer les dépenses administratives. 

 

Les transactions de correspondance avec les banques associées à l’étranger représentent une part significative des activités des banques. Ces comptes de correspondant représentent plus de 25 % des avoirs des banques et plus de 98 % de l’activité du marché interbancaire. Ils permettent aux banques d’effectuer le règlement des transactions libellées en dollars américains, traduisant ainsi les efforts pour se couvrir contre les risques politiques locaux et les risques de règlement.  Ces positions en dollars sur les comptes de correspondant sont particulièrement coûteuses pour les déposants dont la rémunération est nulle et des coûts de transaction élevés.  Cependant, les taux d'intérêt débiteur ainsi que de rémunération des dépôts des clients sont fixés librement par les banques agréées en RDC. Toutefois, il s'observe un écart énorme entre ces taux bancaires et le taux directeur (taux de refinancement) de la Banque centrale. Ces écarts, avec de ratio de 1 à 10 voir 15, dépassent de loin la couverture de risques, et ne sont pas de nature à encourager le financement de projets nationaux par l'emprunt bancaire. Le système bancaire n'accompagne pas tout simplement le développement du pays.

 

Que faire? Quelle est la politique financière du pays? Quels sont les objectifs poursuivis par le gouvernent? Quels en sont les moyens et les instruments? Est ce que ces instruments sont de nature à permettre au pays d'atteindre les objectifs assignés? La politique financière y compris bancaire du gouvernement est elle à mesure de permettre ou de soutenir le developpement du pays? Merci d'avance pour vos échanges que je souhaite, novateurs, complémentaires et enrichissants. Les réponses et les propositions de solutions, vont paraître dans un livre - programme et didactique - "Pour un Nouveau Congo..." Faustin Luanga, économiste congolais au service de l'humanité. Citoyen congolais avec droit de cité, futur électeur... 

Analyse et Commentaire

La finance recouvre un domaine d'activité — celui du financement — qui consiste à fournir l'argent nécessaire à la réalisation d'une opération économique. Ce domaine concerne aussi bien les individus, les ménages que les entreprises publiques ou privées, mais aussi les États.

La recherche de financement obéit à deux types d'objectifs suivant le volume initial de capital :

 

  • à niveau de capital restreint, on cherche à obtenir des capitaux nécessaires et suffisants pour entreprendre, maintenir ou développer une activité ;

  • à niveau de capital avéré, l'objectif est de trouver les placements les plus pertinents en performance et en sécurité en fonction de la valeur temps de l'argent.

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Le mot « finance » peut également désigner :

 

  • soit les techniques qui permettent de façon raisonnée d'obtenir et de placer des capitaux ;

  • soit les agents économiques ou les institutions qui recherchent des capitaux disponibles ou souhaitent en placer (soit une définition liminaire qui serait : acheter ou vendre de l'argent).

  •  

Pour se financer, un agent économique (une organisation privée ou publique, ou un particulier) peut procéder :

 

  • par autofinancement, c'est-à-dire en utilisant ses bénéfices antérieurs ou ses réserves financières disponibles ;

  • par financement direct en faisant appel au marché financier (émission d'actions ou d'obligations) ;

  • par financement indirect ou intermédié en ayant recours au crédit bancaire.

     

     

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