Dr. Faustin Luanga Mukela | Genève | Suisse |
Tourisme
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De nombreuses définitions ont été élaborées au cours des siècles puisque le terme "touring" apparaît en Angleterre dès 1811 et n’a cessé depuis d’être traité par d’éminents spécialistes. Marc Boyer (2003) se penche sur l’épistémologie du tourisme et il affirme que bien souvent ces définitions n’ont été construites qu’autour de paradigme nominaliste. Les chercheurs doivent affronter un véritable problème et challenge car le tourisme est sous-théorisé. Pourtant des chercheurs ont créé des modèles conceptuels mais sans grand succès. Le problème pour définir le tourisme vient principalement de la multidisciplinarité du tourisme. D’après Marc Boyer (2003) l’épistémologie du tourisme doit être "orientée par sa philosophie, son histoire et son eschatologie". Mais est-il nécessaire d’uniformiser les théories à l’intérieur d’un supra paradigme pour valider le statut de discipline du tourisme ? Pour Tribe (1997) la multidisciplinarité du tourisme est une "vertu". D’après Williams (2004) chaque concept pose un problème pour sa définition. Qu’est ce qu’un touriste ? Le tourisme est il une industrie ? Plusieurs chercheurs ont proposé d’appliquer au tourisme des théories diverses comme Mc Kercher (1999) avec la théorie du chaos. Boyer (2003), suggère d’utiliser le "Paradigme culturaliste".

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La Beauté de la RDC : Voici les Geysers sources d'eau chaudes en RDC à Madirhiri territoire de Kabare et à UVIRA

RDC

Secteur Touristique

 

Par le professeur Faustin LUANGA

Dr. Faustin Luanga Mukela | Genève | Suisse |

La République démocratique du Congo (RDC) possède un potentiel touristique important et diversifié en raison de sa biodiversité, à l'abondance de ses ressources en eau, aux parcs animaliers, à la prédominance des reliefs, à sa variété climatique, et à sa diversité ethnique et culturelle. Occupant le 10ème rang de la méga biodiversité dans le monde, la RDC est riche de 480 espèces de mammifères, 565 espèces d'oiseaux, 1000 espèces de poissons, 350 espèces de reptiles, 220 espèces de batraciens et plus de 10 000 angiospermes. En 2014, le gouvernement a identifié 1142 sites intégrant la biodiversité, des réserves et parcs d’exception, son relief, sa variété climatique, sa diversité ethnique et son rayonnement culturel.  

La forêt de la RDC couvre environ 70% du territoire national, offrant des aires protégées, des réserves de faune et de chasse qui renferment une diversité d'écosystèmes. Le pays devrait se positionner comme une destination privilégiée pour la découverte de la forêt tropicale, de la savane et de ses multiples espèces emblématiques comme le gorille de la montagne et de plaine, l'Okapi. espèce rare ne vivant qu'en RDC. En plus de l'écotourisme, rendu possible par la diversité des écosystèmes de la RDC et de son patrimoine culture, plusieurs autres formes de tourisme pourraient être développées, parmi lesquelles le tourisme culturel, riche des plus de 400 groupes ethniques (aux coutumes diversifiées) et du patrimoine historique; l'agrotourisme; le tourisme de "santé et de plantes médicinales"; le tourisme de safari photo et de chasse, riche de l'immense patrimoine animalier national; le tourisme d'affaires et de congrès; et le tourisme sportif.

 

Mais, malgré ses immenses potentialités le secteur du tourisme, qui a certes souffert des conflits armés qu’a connu le pays dans sa partie Est, considérée comme fleuron du tourisme congolais, peine à prendre de l'envol.  

 

L'industrie touristique, dominée par l'hôtellerie et la restauration, contribue très peu aux richesses nationales. Sa part dans la production intérieure brute (PIB) et aux recettes de l'Etat demeure négligeable. En comparaison internationale, le tourisme génère et rapporte chaque année plus de 200 milliards de dollars américains au Trésor des États Unis, plus de 100 milliards d'Euro à la France, plus de 25 milliards de dollars américains à la Thaïlande et plus deux milliards à l'Egypte et au Kenya pour ne citer que ces pays là. 

 

L'industrie touristique en RDC est peu développée, alors qu'elle est florissante dans les pays voisins de la région, notamment le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, et même le Rwanda dont l'entrée sur le marché touristique est récente. Le nombre de visiteurs est très faible et semble être composé essentiellement de voyageurs d'affaires régionaux, des travailleurs humanitaires internationaux et des ONG. Les attractions touristiques sont nombreuses mais non aménagées pour la plupart. 

 

Le tourisme souffre de certains handicaps qui pénalisent grandement son développement en RDC. Outre le contexte géopolitique de ces dernières années qui n’a pas favorisé l’éclosion tant attendue des activités touristiques, il y a lieu de noter que les conditions très difficiles et le coût très élevé d'obtention de visa d'entrées en RDC constituent entre autres, des véritables freins à l'émergence du tourisme. Le visa d'entrée en RDC est l'un de plus cher au monde. Il en est de même des billets d'avions ou de navires maritimes pour les destinations de la RDC qui sont très chers car fortement frappés par de multiples taxes et prélèvements. 

 

Le tourisme demeure encore perçu comme "expérimental" dans la mesure où il est très peu développé et encadré, et les mesures du gouvernement sont de fois contradictoire comme l'atteste les régulations très restrictives et couteuses en matière de visa d'entrées, et de taxations de billets d'avions ainsi que de billetteries de sites touristiques. Par ailleurs, le tourisme, un secteur d'exportation par essence, ne bénéficie pas des mesures promotionnelles classiques reconnues au secteur d'exportation, tels; le non paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA au taux zéro ou remboursable). Tout ceci n'est pas de nature à encourager la consommation touristique ou d'attirer des investisseurs dans le secteur. Cependant, selon les autorités, des efforts sont en train d'être consentis pour faire du pays une destination touristique pouvant rivaliser avec les pays voisins...

 

Que faire? Quelle est la politique touristique du pays? Quels sont les objectifs poursuivis par le gouvernent? Quels en sont les moyens et les instruments? Est ce que ces instruments sont de nature à permettre au pays d'atteindre les objectifs assignés? Merci d'avance pour vos échanges que je souhaite, novateurs, complémentaires et enrichissants. Les réponses et les propositions de solutions, vont paraître dans un livre - programme et didactique 

 

"Pour un Nouveau Congo..." Faustin Luanga, économiste congolais au service de l'humanité. Citoyen congolais avec droit de cité...